Le gouvernement agit pour l’emploi

           L’emploi est une priorité Nationale depuis le 1er choc pétrolier en 1973. Avec des succès divers et variés, tous les Gouvernements ont appliqué des solutions elles aussi diverses et variées pour tenter d’éradiquer le fléau social du chômage.

Les Français sont loin d’être allergiques au travail. L’emploi, les droits, les devoirs qui lui sont inhérents sont constitutifs de la personnalité tant individuelle que collective dans notre pays. Il s’agit de se valoriser socialement et financièrement, d’améliorer ses savoirs, ses expériences. C’est aussi un instrument essentiel pour s’intégrer dans la société en se rendant aux autres. De même, il s’agit de donner un certain sens à sa vie ce qui permet de créer de puissants collectifs sociaux.

L’emploi, tant dans les entreprises, dans les associations que dans les Administrations permet la constitution d’un collectif d’action, d’interaction qui a amené, amène et amènera toujours à des succès sociaux, technologiques et économiques qui ont fait avancer notre société dans sa complexité.

La lutte contre le chômage est bien évidemment la priorité de l’actuelle Majorité. Cette page a pour objectif de démontrer que l’Exécutif et le Législatif ont agi et ont l’intention d’agir tous azimuts en faveur de nos concitoyens.

Si nous ne pouvons prévoir les résultats, nous pouvons d’ores et déjà démontrer notre bonne foi, notre volonté à agir au service de nos concitoyens. Celle-ci restera intacte parce qu’il s’agit de notre devoir moral, politique et de citoyens Français.

Petit aperçu de la situation

          On peut le voir sur le graphique ci contre, la crise à un impact très important sur les destructions et les créations d’emplois.  Aussi, si les évènements constituent une donnée non négligeable dans la lutte contre le chômage, il ne faut pas pour autant abandonner la volonté d’inverser la tendance.

La volonté politique d’une part : mobiliser les moyens législatifs, budgétaires et économiques au service de cette grande cause nationale.

La volonté sociale d’autre part, celle venant des entreprises, des ménages et des citoyens. Il s’agit avant toute chose de solidarité, de partage, d’entraide parce que chacun mérite de retrouver un emploi à la hauteur de ses efforts, de ses besoins et de ses envies.

Nous devons tout faire pour que nos actions portent leurs fruits les plus généreux et les plus savoureux.

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Mesure n°1: les emplois d’avenirs

          sans-titre-15.pngCes contrats ont un objectif en particulier : « faciliter l’insertion professionnelle et l’accès à une qualification pour des jeunes en difficulté ». Ils sont à destination des jeunes peu ou pas formés. Il s’agit d’un premier pas dans le monde du travail et ils mettent en valeur la nécessaire qualification de notre main d’œuvre pour améliorer le fonctionnement et les résultats de nos appareils sociaux et économiques. 150000 sont prévus.

Plusieurs remarques à leur sujet. Les subventionnant à hauteur de 75% pour un coût prévu de 1.5 milliard d’euros, l’Etat doit être particulièrement vigilant au sujet de leurs résultats . Ces dépenses ne doivent pas se faire sans contrepartie tangible d’embauches en CDI. Parallèlement, ce type de dispositif, déjà appliqué, exclut les jeunes qui sont formés. Il serait bon de penser à l’intégration de ces derniers dans de telles mesures.

Enfin, ces contrats sont connotés auprès des acteurs économiques. La peur de se retrouver avec des jeunes peu motivés, peu productifs et qui soient des poids morts effraie tout le monde.  Si de tels individus existent, se focaliser sur eux est des plus mauvais effets pour les bataillons de chômeurs qui n’attendent que de faire leurs preuves et de s’améliorer. La confiance est un enjeu central dans la mobilisation pour l’emploi ! A nous tous de la créer.

Mesure n°2: La Banque Publique d’Investissement

La BPI est une mesure phare d’un vaste plan destiné à faciliter le financement des entreprises en cette période de crise et de tarissement du crédit bancaire. Elle est destinée à apporter des fonds aux Petites et Moyennes Entreprises. Ces cibles sont devenues l’une des priorités du Gouvernement. Elles représentent un potentiel sous exploité d’emplois et de croissance. L’avantage des PME réside dans leur répartition sur tout le territoire et dans tous les secteurs d’activité. Aussi, s’attacher à les dynamiser permet de diffuser un redressement productif à travers tout le pays.

Il s’agit aussi d’une certaine idée de la décentralisation de l’action en faveur de l’emploi. En effet, les régions sont formellement intégrées dans le dispositif car elles bénéficient de représentants dans le Conseil d’Administration de la structure. Les élus locaux pourront participer à ses décisions. Il faudra porter une grande attention aux possibles conflits d’intérêts et faire en sorte que seuls les projets et les territoires les plus volontaristes bénéficient des crédits.

Il s’agit d’un premier acte de confiance à l’attention des PME qui bénéficient d’un dispositif prometteur pour se développer

Mesure n°3: Le contrat de génération

sans-titre-2-2.png          Cette mesure permet d’apporter des réponses à deux problématiques récurrentes dans notre société. La première est de permettre à la fois l’emploi des plus jeunes et des plus vieux. Considérés respectivement comme pas assez formés et comme trop onéreux par les entreprises, ils sont tous victimes du chômage et de la dévalorisation que ce dernier amène. Ceci a des répercussions impressionnantes sur nos régimes de retraite. De même, la perte de ces deux catégories de salariés affaiblit notre tissu productif.

En effet, le savoir faire est la force principale de nombreuses PME. Pour permettre de conserver leur dynamisme et leur potentiel, il est nécessaire d’assurer une transition en douceur des compétences des salariés les plus âgés et des plus expérimentés aux jeunes en recherche de qualification. Le contrat de génération est donc destiné aux PME et consiste en une subvention des emplois juniors et seniors afin d’assurer leur maintien et la transmission des connaissances.

Ce dispositif a l’avantage de lisser pour partie la carrière des actifs français. Leur intégration et leur retraite pourraient se réaliser en douceur en tout cas de manière moins brutale. Ceci participe à un travail moins épuisant ce qui peut permettre le retour d’une certaine confiance des actifs français dans leur emploi auquel ils peuvent donner un nouveau sens.

Mesure n°3 et 4 : Le Pacte de Compétitivité et les Accords sur la Sécurisation de l’Emploi

           De toutes les mesures pour l’emploi, ce sont ces deux qui ont fait le plus parler d’elles. Elles tentent, par des accords entre partenaires sociaux et un pacte pour notre pays, de nous redonner de la compétitivité. Mesures de financements, allègement des charges sociales en contrepartie de créations d’emplois, sécurisation des emplois en temps de crise en échange d’une baisse des salaires ou d’une hausse du temps de travail, taxation des Contrats de Travail de Courte durée sont pêlemêle des mesures instituées en faveur de l’emploi.

          Si elles démontrent une capacité de l’ensemble des acteurs à trouver des accords et des compromis, ces mesures ne peuvent que nous amener à nous interroger sur une situation à laquelle le Gouvernement doit faire face.

D’une part, les entreprises auxquelles ces mesures s’adressent sont de grande taille pour la plupart. Or, elles bénéficient d’ores et déjà d’un considérable soutien de la part des pouvoirs publics par le biais de niches fiscales, de mesures sociales, d’aides à l’emploi. Or, les résultats issus de ces politiques peuvent être jugés (très) décevants sur plusieurs aspects. Aussi, on peut s’interroger sur la pertinence de tels dispositifs et sur leur maintien. De même,  faire cela au nom de la compétitivité ne peut manquer d’heurter. La compétitivité est une bataille qui peut justifier tous les sacrifices à commencer par les emplois et leur qualité. Aussi, certains considèrent ces accords comme une gabegie portant atteinte à notre modèle social (CGT, FO qui ont dénoncé de tels accords par exemple).

D’autre part, la France s’est toujours illustrée (pour le meilleur comme pour le pire) dans son soutien aux Grands Groupes (les Champions Nationaux). Ces mesures en font partie. On peut les remettre en cause pour un tas de raisons mais il ne faut pas oublier que les Grands Firmes Multi Nationales représentent un poids très important tant par leur taille que par les ordres qu’elles donnent au tissu économique dans son ensemble. Aussi ces accords sont considérés par certains comme un mal nécessaire pour sauvegarder des emplois. Nous laissons donc à chacun le soin de se faire une opinion sur la question.