Réactions aux propos tenus par Nicolas Sarkozy sur les sans papiers

nicolas-sarkozy.jpg   Les propos tenus par M. Sarkozy à la télévision ce mercredi soir, nous ont fait pleurer de dépit. « Le candidat socialiste va légaliser tous les sans papiers, accorder le droit de vote aux étrangers… Sans compter qu’il va épurer l’appareil d’Etat, couler la France et provoquer autant de dégâts qu’une guerre. » Ces propos pourraient avoir comme réplique la scène du  film les Simpson « je crains que le pouvoir ne vous ait rendu fou, Monsieur », « bien sûr, essayez d’être fou sans avoir de pouvoir, c’est chiant, personne vous écoute ». Les propos de la droite au sujet du candidat Hollande ne méritent pas plus de commentaires. Maintenant, remettons les pendules à l’heure et expliquons. La gauche au pouvoir ne légalisera pas tous les sans-papiers mais « conduira  une lutte implacable contre l’immigration illégale et les filières du travail clandestin. Elle sécurisera l’immigration légale. Les régularisations seront opérées au cas par cas sur la base de critères objectifs ». Il y a tout de même une marge de manœuvre. Nous savons que légaliser massivement ne sert à rien puisque cela ne fera qu’inciter. En revanche nous nous devons de régulariser des individus travaillant, payant des impôts, cotisant, parlant français, insérés dans la société et qui ont toute leur place parmi nous.

Dire qu’accorder le droit de vote aux étrangers serait permettre la construction de mosquées, généraliser le halal dans les cantines, mettre en place des horaires pour les femmes dans les piscines est faux et tout simplement nul. Les étrangers n’auraient le droit de vote que pour les municipales et n’auraient pas droit à des fonctions exécutives de maire ou d’adjoint. De plus, en cas de litiges, il existe la justice et celle-ci n’est ni juive, ni musulmane, ni chrétienne. Si ce sujet pose trop de problèmes, ne donnons qu’une seule réponse définitive : le référendum. Curieux que le candidat du peuple, le grand timonier des opprimés ne l’ait pas proposé. Il est pourtant naturel qu’une question sur l’intégration ne revienne pas à un homme qui a lamentablement échoué mais à des individus qui se sont exprimés. La réponse serait claire et trancherait pour un temps le débat de manière efficace. Cette mesure ne serait en aucune manière en contradiction avec notre programme qui prévoit de l’utiliser pour les « les grandes occasions ». De plus, elle nous permettrait à court terme d’évacuer ce non-sujet pour revenir aux fondamentaux : croissance, pouvoir d’achat, emploi et de mettre en lumière le bilan désastreux du candidat président.

Auteur de l’article : Jeunes Socialistes du Lot