Parce qu’arcep et medef

Une part non négligeable des problèmes économiques de notre pays revient au MEDEF (Mouvement des Entreprises de France) ainsi qu’à l’AFEP (Associations des Entreprises Privées). Ces deux structures rassemblent les plus grosses entreprises de France et disposent d’un pouvoir extraordinaire. Les moyens financiers mis à disposition par ses entreprises- membres sont énormes. Les dirigeants de ces mêmes entreprises ont souvent fréquenté les mêmes formations que de hauts fonctionnaires chargés de rédiger les lois et prendre les décisions. On ne se rend pas compte que ces différents individus ne complotent pas, ils n’en n’ont pas besoin puisqu’ils partagent nombre d’idées communes. La meilleure preuve vient de ce que l’on pourrait appeler le pantouflage : technique qui consiste, pour de hauts fonctionnaires, à partir dans le privé où leurs carnets d’adresses et leurs connaissances seront largement rémunérés pour une compétence loin d’être avérée. Enfin, les idées que ces associations défendent trouvent écho chez des universitaires et des soit disant « experts ».

Ces deux structures ont une influence considérable sur les décisions prises par les pouvoirs publics, les mentalités sociales, politiques, économiques en devenant le centre névralgique du système économique. Elles sont capables de tailler les réglementations, les lois à leur avantage. Leur pouvoir n’asphyxie pas l’économie mais détourne une grande partie des capacités nationales à leur profit puisqu’elles ont la main mise directe ou indirecte sur nombre de talents, de financements, de technologies. Ceci se fait au désavantage des salariés mais aussi des PME. Ces dernières sont très largement pénalisées : mise en concurrence perpétuelle, marges de manœuvre très limitées, respect très limité et, dans un nombre non négligeable de fois, asphyxie financière. Il est grand temps d’inverser les choses : d’augmenter les salaires, de rendre les emplois stables et qualifiés et de redonner des marges de manœuvre conséquentes à nos PME. En bref, il s’agit de redonner un espoir et des outils à ceux qui veulent travailler, produire, investir, créer des emplois de qualité bien rémunérés et relever d’innombrables défis technologiques. Pour ce, il faut des syndicats de PME et de salariés et un Etat unis dans une même volonté : donner à chacun les moyens de vivre correctement de son travail mais aussi les moyens de créer de la richesse qui bénéficie  non à des actionnaires mais à un territoire, une population, une ambition commune. Il est temps que notre pays reparte de l’avant.

Auteur de l’article : Jeunes Socialistes du Lot

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