[CP-MJS46] Danielle Mitterrand

« Je ne suis pas une potiche »

Les Socialistes et ses sympathisants viennent de perdre une Grande Dame. Une Dame qui n’a pas
tiré la reconnaissance des français de sa position de 1ère Dame de France pendant 14 ans (1981-1995) mais bien d’un engagement personnel empreint d’une grande humanité et d’une détermination remarquable. Danielle Mitterrand, résistante, femme politique, femme engagée, femme de cœur qui a toujours su donner avec élan, panache, conviction et élégance de la force à ses combats pour l’enfance, la justice, l’altermondialisme. « Je ne suis pas une potiche » est la phrase qui peut résumer sa vie.

En effet, elle n’a pas été l’épouse du chef de l’Etat, elle a été la femme de François Mitterrand : nuance qu’on peut penser anodine mais qui est pourtant de taille : une liberté d’activité et de ton qu’elle a toujours su utiliser, et à bon escient. « La femme du Président n’a pas de rôle, elle a celui qu’elle veut bien se donner. »

« Je ne suis pas une potiche » l’a amenée à défendre son fils Jean-Christophe dans un « dernier combat ». Qu’elles qu’aient été les raisons du procès, on ne peut que saluer le courage et la détermination d’une mère qui a combattu, non par pour la politique, mais pour son fils.

Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, deux exemples illustrant la valeur personnelle et politique d’une Dame qui est restée engagée jusqu’au bout. « Je dois rédiger mon discours » disait-elle il y a encore peu sur son lit d’hôpital, « je continuerai mon combat jusqu’à la mort » affirmait-elle dans toute sa conviction. La Gauche vient de perdre une référence, une Dame de Pique, une Dame de cœur qui ont été les atouts d’une présidence qui s’est caractérisée par une liberté d’esprit et de ton et une grandeur d’esprit.

Au Revoir Danielle, à bientôt Camarade, Adieu Mme Mitterrand, (29 octobre 1924, 22 novembre 2011).

Les Milliants du MJS 46

Auteur de l’article : Jeunes Socialistes du Lot